10 vérités sur le futur parking du parc Rambot

Sur ce fameux parking, on lit et on entend beaucoup de contrevérités. Si les inquiétudes que suscitent le projet du parking et celui des 3 places plus généralement- auprès des habitants et des usagers est légitime, ces inquiétudes se voient récupérées par certains à des fins politiques. Avec en prime beaucoup de mauvaise foi. Maryse Joissains Masini remet les pendules à l’heure.

POURQUOI CE PARKING ?

Il est lié à l’opération de rénovation des trois places, qui a notamment pour objectifs la suppression du stationnement automobile et, à terme, la piétonisation. 220 places de stationnement vont disparaître. Il est donc impératif de créer un parking non loin, pour rééquilibrer l’attrait commercial pour cette partie du centre-ville, par rapport aux Allées Provençales et au parking Rotonde. En outre, ce projet prend en compte le retour du marché sur les trois places, fin 2018.

DES PARKINGS EXISTENT DÉJÀ À PROXIMITÉ. POURQUOI EN CRÉER UN SUPPLÉMENTAIRE ?

Les parkings Carnot, Bellegarde et Signoret cumulent près de 1 000 places. Mais tous se trouvent à plusieurs centaines de mètres des trois places, ce qui est une distance importante pour des piétons. Un parking sous le parc Rambot viendrait combler un manque.

ET LE PARKING DE L’ACTUELLE POLYCLINIQUE RAMBOT ? NE PEUT-ILREMPLIR CE RÔLE ?

Non. D’abord, il ne compte que 270 places, dont beaucoup sont déjà utilisées. Ensuite, lorsque la polyclinique aura déménagé de nouveaux usagers l’utiliseront. Enfin, ce parking lui aussi est trop éloigné des trois places pour des piètons chargés de paquets : la meilleure preuve est que depuis le début des travaux, il n’a connu aucune augmentation de fréquentation (1).

MAIS POURQUOI JUSTE SOUS LE PARC RAMBOT ?

Plusieurs localisations ont été envisagées : la place Verdun, la cour de l’école des Arts et Métiers, la cour du lycée Vauvenargues, le cours des Arts-et-Métiers. Tous ont été écartés, pour diverses raisons. C’est donc le parc Rambot qui a été retenu.

LA CRÉATION D’UN PARKING S’OPPOSERAIT AU LEGS PAR LEQUEL LA VILLE A REÇU CE TERRAIN, AU XIXE SIÈCLE…

Faux. Ce parking ne concerne pas la propriété mais l’usage du tréfond. Ce legs prévoyait la transformation du terrain en un jardin public. Or le projet de parking vise à créer un parc paysager « à
l’anglaise » avec de nombreuses plantations supplémentaires, des allées, des buttes. Il accueillera des espaces de jeux modernisés, un kiosque à musique et une buvette avec terrasse en bois.

EN ATTENDANT, LES TRAVAUX VONT METTRE À MAL LE PARC ET SES ARBRES…

Non. Seuls quelques arbres seront déplacés ou remplacés. La dalle supérieure sera de 3 000 m² – la surface globale du parc Rambot est de 13 000 m² – la plus grande partie correspondant à des
espaces pelousés, non plantés d’arbres. Certains arbres actuels du parc Rambot sont soit malades, soit inappropriés. Ils seront remplacés par des espèces provençales.

MÊME SOUTERRAIN, UN PARKING NE RISQUE-T-IL PAS DE DÉFIGURER LE PARC RAMBOT ?

Non : l’impact visuel extérieur du parking sera très limité, avec trois édicules pour les entrées/sorties des piétons et la ventilation, ainsi que deux rampes d’accès/de sortie des véhicules. Tous
les dispositifs techniques seront installés à l’intérieur du parking de stationnement ou des édicules.

COMBIEN DE PLACES SONT-ELLES PRÉVUES ?

Entre 270 et 280 places de stationnement, réparties sur trois niveaux.

COMBIEN CETTE OPÉRATION VA-T-ELLE COÛTER AU CONTRIBUABLE AIXOIS ?

Rien. Le coût de l’opération sera de 14M€ HT, à la charge de la SEMEPA. Les travaux de plantation seront financés et effectués par la SEMEPA.

MI-FÉVRIER DEVAIT SE DÉROULER LE « CERNAGE » DE NEUF ARBRES, C’EST-À-DIRE LE FAIT DE COUPER CERTAINES RACINES DANS LE BUT DE FACILITER UNE TRANSPLANTATION FUTURE DESDITS ARBRES. CETTE OPÉRATION N’A PU SE FAIRE. CELA REMET-IL EN CAUSE LE PROJET ?

Non. La SEMEPA a déposé son permis de construire, les travaux devraient débuter à l’été 2017. Les travaux sur le parc ainsi que les plantations auront lieu à l’hiver 2018-2019, et la livraison du parking et son ouverture au public se feront au printemps 2019. Le fait que les opposants aient empêché le cernage – alors que ce dernier avait été autorisé par une décision du Tribunal administratif – aura pour conséquence que les arbres qui doivent être déplacés risquent de moins bien supporter leur transplantation. Les opposants disaient qu’ils voulaient protéger les arbres, ils risquent d’aboutir à l’effet inverse. Au moins auront-ils réussi à faire parler d’eux, ce qui était certainement leur principale motivation. Nous ferons le maximum pour sauver ces arbres.

(1) fréquentation du parking de la polyclinique Rambot :
Sep 2015 : 14 500 / sep. 2016 : 14 000
Oct 2015 : 14 000 / oct. 2016 : 13 000
Nov 2015 : 14 500 / nov. 2016 : 14 500
Déc 2015 : 13 000 / déc. 2016 : 12 800
MJM
À propos de 
Avocate de formation, Maryse Joissains Masini est une femme politique française, maire d'Aix-en-Provence depuis 2001, elle est également Président du Conseil de Territoire du Pays d'Aix, Vice-Président de la Métropole Aix-Marseille-Provence et ancienne député.

2 Commentaires

  1. Michel

    13 mars 2017 - 14 h 27 min
    Reply

    Exposé intéressant et neutre.
    J’aurai ajouté que les libertins qui ont crié au scandale prétendant qu’ on s’attaque à une  » forêt  » se sont tiré une balle dans les pieds. Nous sommes en ville, les arbres n’ont pas pousses naturellement…tout est artificiel et de qualité « urbaine ». La sauvegarde de quelques sujets est donc superficielle et fort coûteuse…pour faire plaisir à des gens qui veulent une forêt en ville!!!

  2. Anna Tapioca

    1 avril 2017 - 1 h 19 min
    Reply

    Merci d’avoir donne ces réponses qui devraient rassurer nos écolos. Mais n’ s’opposent-ils pas systématiquement à toute évolution , quoi qu l’on fasse ?
    Les commerçants et les habitants du centre ville ont un besoin criant de places de parking, et si il leur en manque trop ils iront faire leurs courses à Vitrolles ou à Plan de Campagne.
    Mais qu’importe 500 ou 1000 chomeurs de plus quand on peut sauver 3 plantes !
    Courage, Maryse, on lache rien !

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